Pedro Miguel Carreiro Resendes Pauleta est né le 28 avril 1973 - à Ponta Delgada, au Portugal.
L’attaquant portugais du Paris Saint-Germain a depuis battu le record du nombre de buts inscrits sous le maillot de la Seleçao - c'est à dire 42. Un record qui était détenu jusqu’alors par le mythique Eusebio. Rien de moins.
Aussi, Pauleta est champion d'Espagne. Il a été meilleur buteur du championnat de France, il a gagné la Coupe de France et même l'iconoclaste Coupe de la Ligue.
Pauleta est donc un immense joueur.
Et il enchante désormais régulièrement le Parc des Princes.
De plus, cet homme est toujours juste dans ses propos. Il tient un discours plus que cohérent, empreint de générosité et de lucidité.
Il embrasse son alliance après chaque but - ou presque - et c'est à mon sens particulièrement révélateur. Un homme qui pense avant toute chose à sa femme - au moment précis où il procure une joie irrationnelle à plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies en un seul et même lieu - est forcément un homme exceptionnel.
Il y a par conséquent fort à parier que Pauleta soit un bon père de famille.
Notamment.
Pourtant, Pedro n'est pas prophète en son pays. Il n'est pas aimé. Il y est mal aimé.
J'ai encore eu l'occasion d'en faire la triste constatation tout récemment - dans un bar Portugais - à l'occasion du match Portugal contre Croatie.
Pauleta est raillé. On lui préfère même l'indigent Nuno Gomes.
Mais Pauleta a encore marqué. Un but objectivement d'une très grande classe. Vous en convenez ?
J'en donc tire un très profond enseignement.
Si même les Portugais sont capables de mésaimer Pedro Pauleta, alors l'être humain est capable de tout.
Néanmoins et malgré tout, je ne serai pas le seul à pleurer lorsqu'il foulera pour la dernière fois la pelouse du Parc. Lorsqu'il sortira pour rejoindre une toute dernière fois le banc côté virage Auteuil.
Et Scolari - grand sélectionneur s'il en est - tient Pauleta en très haute estime.
Ce ne sont que deux exemples. Ils n'ont pas valeur d'argument. Mais pourtant.
Milan Kundera écrivait dans "La plaisanterie" que ce ne sont pas les détracteurs mais les admirateurs qui condamnent l'homme à la solitude.
Il doit y avoir un peu de vrai.
Car Pauleta semble sincèrement heureux.