DE L'INSOUTENABLE LEGERETE DE N'ETRE

« La vérité est scandaleuse. Mais sans elle, il n'y a rien qui vaille. Une vision honnête et naïve du monde est déjà un chef- d'œuvre... À mesure que vous approchez de la vérité, votre solitude augmente. » Michel Houellebecq, in Rester vivant.
 

29 décembre 2005

Vous reprendrez bien une petite tranche ?


GUIDO m'envoie ce mail, intitulé "tranche de vie". Directement posté.

"Ce soir j’ai rendez vous chez le coiffeur à 18H00. Vers 18H20, alors que ma tonse arrive à point, un homme pénètre à grands fracas dans le salon en beuglant :

« Salope, rends moi mes soixante dix euro ou sinon je pète tout».

Le type, 40 piges, plutôt petit et assez corpulent commence son entreprise de démolition en proférant des insultes abjectes. Prostrée dans un coin ma petite coiffeuse sanglote attendant le coup de pieds logique que ce taré ne manquerait pas de lui balancer. Par chance le type passe devant moi, je fais pivoter mon siège, le saisis par les épaules, lui mets un genou dans le dos et le fait tomber par terre. Je maintiens comme je peux ce forcené qui vocifère désormais des menaces de mort à mon encontre. A ce moment là, deux gendarmes, prévenus par la jeune apprentie réfugiée dans les toilettes font leur entrée, attrapent le rustre, le menottent et l’embarquent dans le panier à salade.

Deux minutes plus tard un des deux gendarmes, petit bouc, 22 ans à tout casser, revient. Il me pointe du doigt :

« Vous devriez vous calmer Monsieur !»

Puis se retournant vers la coiffeuse qui pleure son salon à moitié détruit :

« Vous savez Monsieur Bastide (le forcené) risque de contacter les associations de consommateurs. Vous devriez trouver un accord commercial. Bonsoir tout le monde ».


Ma soirée est foutue. Il va vraiment falloir que je commence les démarches pour avoir une green card d’ici 2007;

Joyeux Noël 2005 et vive la France !"

Ps : Guido, faut arrêter avec les coiffeurs à 10 euros. C'est pour ça.

Comments:
Ah oui, quand même.
Et dire que quand je me fais couper les cheveux, je passe ma vie à écouter celle des coiffeuses... Faudra me filer l'adresse du salon là!
 
Hum...
Et encore hum...

En lisant l'article, je sens un monde à l'envers. Un monde où le client est roi, certes, mais où il tient la place du despote. C'est lamentable.

De plus, je vais être pragmatique : les cheveux, ça repousse, non? Alors, il va les retrouver...

Pour finir, je ne peux m'empêcher de voir à quel point la violence est présente. De plus en plus. Déjà que je trouvais que c'était insoutenable...maintenant, c'est invivable.

Bien le bonsoir...
 
alors un post un post !!
 
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