“L’homme est la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est”. Camus, in L’homme révolté.
L’assertion est sentencieuse, défintive - même une fois replacée dans son contexte - mais certainement très juste. Pertinente.
L’homme maîtrise en revanche parfaitement le principe de malhonnêté intellectuelle. J’ai encore eu l'occasion de le constater très récemment.
C’est intéressant.
Et de fait, la manifestation concrète d’un phénomène attendu est toujours la source d’une très grande satisfaction.
Ainsi - et c’est bien connu - tous les Boulogne Boys sont des “nazis”.
Michel Houellebecq est un con, et qui plus est, il écrit mal (presque autant que moi).
Il n’est pas compréhensible d’écouter Brassens et d’avoir déjà voté à droite.
Et caetera.
Voilà un résumé grossier et facile des toutes premières et sporadiques réactions suscitées par ce journal. Mais c’est révélateur. Tout du moins, je le crois.
Pour ma part, je suis à l’occasion de chaque match du Paris-Saint-Germain présent parmi les gens qui se font insulter et agresser par des individus racistes et violents - et en outre parfois amicalement charger par les CRS (ça fait d’ailleurs bizarre la première fois). Donc nul besoin de préciser que je ne porte pas les dits “nazis” dans mon coeur. Il s’en faut de peu.
Et pourtant, loin de moi l’idée de faire un raccourci aussi facile que celui précédemment exposé. Tous les Boulogne Boys 85 ne sont donc pas des “nazis”. Je vous l’assure.
De même, il est devrait être envisageable de citer Houellebecq sans être taxé de xénophobie. Tout du moins, j’ose le penser.
A défaut, il faudra m’expliquer très précisément le raisonnement qui conduit à ce postulat.
Et caetera.
“Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser et des citations fausses”. Albert Camus, in Carnets.