DE L'INSOUTENABLE LEGERETE DE N'ETRE

« La vérité est scandaleuse. Mais sans elle, il n'y a rien qui vaille. Une vision honnête et naïve du monde est déjà un chef- d'œuvre... À mesure que vous approchez de la vérité, votre solitude augmente. » Michel Houellebecq, in Rester vivant.
 

31 octobre 2005

The very beginning


L'objet du présent exercice - à savoir retranscrire subjectivement chaque jour une réalité vécue - me paraît digne d'un certain intérêt. Le journal est en effet un genre littéraire à part entière. Un genre certes mineur, mais particulièrement bien adapté à une publication sur Internet. De plus, j'ai déjà lu des journaux intimes d'une qualité immense. Le lecteur intéressé pourra sur ce point se référer aux ouvrages de Simonet-Tenant.
C'est donc avec une sincère humilité que j'aborde l'exercice.
Je vais simplement essayer - pendant quelques jours - de vous décrire ma vie.
Ainsi, l'exercice commence aujourd'hui. C'est donc par définition très réducteur. J'aurais certainement aimé commencer par décrire et revivre les moments agréables - et magiques - que j'ai pu avoir la chance de vivre par le passé. Mais ce n'est pas le jeu.
Le jeu, c'est de raconter ce que je vais faire juste après, aujourd'hui, demain et caetera..

Début de l'exercice.
"Ceux qui s'y connaissent affirment que toute histoire doit prendre le lecteur aux tripes dès le début" - Loriano Macchiavelli.
Je vous préviens tout de suite, cela ne sera pas le cas avec moi.

Après avoir rédigé ces quelques lignes, je vais simplement préparer mes clubs de golf - ayant de fait rendez-vous gare de Lyon avec trois amis pour un petit parcours sous la pluie. Il s'agit donc pour moi de préparer mes clubs et de sauter dans un train. Le golf se situant bien sûr en banlieue.
Mais juste auparavant, je ferme ma boîte mail. Un ami à New York m'explique qu'il doit exécuter une tâche qu'il ne comprend pas, et ce qui plus est sur les conseils de gens qu'il ne comprend pas. C'est un problème de "local reporting" chez les Anglais qui lui serait de fait expliqué avec un réel accent Skri Lankais.
Néanmoins, cet ami - au demeurant très intelligent - est particulièrement bien payé. Il bosse chez Price - pour quelques semaines encore - et est rémunéré pour faire des choses qu'il ne comprend pas, et qui seront facturées très cher au client. C'est une situation tout à fait envisageable dans nos sociétés de services. Et c'est bien là tout l'intérêt d'avoir fait une grande école de commerce à Paris.
Sur-ce, je file. J'écris la suite à mon retour..

De retour.
"La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources" - Edgar Morin.

Le parcours de golf s'est bien passé. Entre les mecs qui traînaient devant nous et ceux derrières qui frappaient n'importe où, on n'a pas eu l'air trop ridicule.
Le plus compliqué fut en revanche certainement le trajet. Avec un seul ticket alibi pour nous quatre, et les "leurs" qui montent dès la Gare de Lyon, il allait falloir jouer serrer. Mais ces gens de la RATP n'ont pas bronché.
Surprenant. La carte ImagineR zone 2 nous a évité l'amende (alors même que le train ne marquait son premier arrêt qu'en zone 3). Apparemment c'est toujours un privilège d'être blanc et d'avoir un air à peu près sérieux.
Scandaleux ? Très certainement, d'autant plus que pas mal de personnes se faisaient verbaliser juste à côté. Par conséquent, le retour se fit sans le moindre billet.

Pour en terminer à propos du golf, je tiens enfin à saluer l'amabilité des gens qui n'hésitent pas à prendre quatre golfeurs en stop (chemin gare - parcours).
Le retour dans la nuit, installé dans un siège confortable, fut de toute façon très doux.

Ensuite - en rentrant - j'ai aimé retrouver ma Chérie et partir avec elle dans le 18ème. On a dîné dans un restaurant Tibétain très agréable. L'accueil y était vraiment sympathique. De plus, c'est assez exotique et dans l'ensemble très sobre. Le resto en lui même est tout mignon, avec un escalier qui conduit dans la saller à manger. Musique douce et tout. Mon premier repas Tibétain me laissera un souvenir honnête.
De même, on a vraiment bien apprécié la rue Pigalle - que je ne connaissait pas sobre - et ses bars "à putes", avec leurs enseignes très lumineuses et un peu kitsch. Dans cette rue un mec essayait d'ailleurs d'ouvrir un magasin à main nue, mais bon, ça doit faire partie du folklore. Nous on cherchait le Tibétain.
C'est une rue très peu touristique, perpendiculaire aux fameux boulevards - au niveau de la station Pigalle. Un peu sombre.

Enfin, je suis à l'instant même confortablement installé devant mon iBook. Le voisin d'à côté met un boxon pas possible. Il organise une soirée - ou un truc du genre - et je crains qu'il n'ait quelques problèmes avec le voisinage. C'est en effet un quartier réputé paisible, ici, et on n'y aime donc pas trop les perturbateurs. Moi en revanche je n'y vois pas d'inconvénient majeur, car j'ai l'habitude de dormir en boîte et dans les soirées. Les murs vibrent, néanmoins.
Ce mec doit avoir des problèmes.
Il organise trop de soirées.

Fin de la journée. Minuit dans une minute. J'en reste là.

Comments:
Ami golfeur je te salue.Juste un petit mot pour te dire que tu as intérêt à venir samedi car ça vaut vraiment le coup. En attendant, je désespère de récupérer le wedge de ma mère qui a vraisemblablement été volé par quelque extraterrestre...

Edecio
 
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